Bien être au travail

Quand le bien-être au travail devient un vecteur de performance pour une entreprise

#Notre actualité 26/04/2018

Chaque individu a sa propre conception du bien-être au travail mais tous sont unanimes pour travailler dans un environnement sain et propice à la réussite en entreprise. On observe par exemple que les résultats de performance de l’entreprise Google, le géant américain des services technologiques, sont en partie conditionnés par son cadre de travail et son management basé sur une hiérarchie légère et peu contraignante.

Dans cet article, nous allons vous préciser notre point de vue sur la qualité de vie au travail et vous partager le témoignage de l’un de nos anciens Directeurs, M. Franck TAVERRITI, co-fondateur de la société MAKIBA.

Comprendre le lien de chacun avec le travail

Différents critères peuvent définir la relation de chaque individu avec le travail au sein d’une entreprise. Les différences culturelles, ethniques, sociologiques et générationnelles en sont les principaux. Prenons comme exemple le japon et le Danemark pour illustrer les 3 premiers critères*.

Au Japon, les individus en entreprise :

  • Acceptent la forte distance hiérarchique,
  • Sont moyennement individualistes,
  • Et considèrent la réussite et la concurrence comme valeurs essentielles pour survivre en société.

Au Danemark, les individus en entreprise :

  • Ont du mal à accepter la forte distance hiérarchique,
  • Sont très individualistes,
  • Et considèrent que la qualité de vie est un signe de succès ! Pour eux, réussir sa vie professionnelle est synonyme d’aimer ce que l’on fait.

Ceci nous montre que le travail en entreprise est perçu différemment dans chaque pays, ce qui explique que chaque société évolue à son rythme et à sa manière.
On peut retrouver aussi ce type d’opposition avec le caractère générationnel. Par exemple un salarié formé dans les années 60, et en fin de carrière à ce jour, n’aura évidemment pas le même rapport avec le travail qu’un jeune diplômé. D’ailleurs, faire travailler dans la même équipe des profils différents pourrait permettre à chacun d’évoluer et de s’améliorer en apprenant de l’autre.

Améliorer la qualité de vie au travail est un vecteur de performance

La performance d’une entreprise se mesure naturellement par ses résultats mais peut aussi s’évaluer par son efficience et son efficacité à atteindre ses objectifs.
Les chiffres** montrent que la qualité de travail et l’implication du salarié dans ses tâches sont à 80% impactées par l’environnement dans lequel ce dernier exerce son métier. Généralement les relations humaines et le sentiment de bien-être sont importants pour 82% des salariés.

De manière générale, 90% des salariés français** associent le bien-être au travail au fait de :

  • Se sentir compétents,
  • Avoir un métier qui leur plaît,
  • Bénéficier d’un certain équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle,
  • Se voir accorder de l’autonomie,
  • Profiter d’une ambiance agréable en entreprise.

Donc la qualité de vie au travail regroupe l’ensemble des actions qui permettent de concilier à la fois l’amélioration des conditions de travail pour les salariés et la performance globale des entreprises, d’autant plus quand leurs organisations se transforment.

Quelles sont donc les attentes des collaborateurs et comment pourrait-on entamer une démarche de qualité de vie au travail ?

Chaque collaborateur a une attente particulière concernant la qualité de vie au travail. Nous avons effectué une enquête au sein d’Alsatis Entreprises et nous avons constaté que l’ensemble du personnel accorde de l’importance à :

  • L‘ambiance au travail,
  • L’équilibre vie privée/ vie professionnelle,
  • La reconnaissance,
  • Le besoin d’avoir confiance en sa direction et en l’avenir de son entreprise.
  • L’autonomie et le sentiment d’appartenance.

Pour lancer une démarche de qualité de vie au travail, il convient de commencer par identifier les axes de progrès sur lesquels il faut travailler et lister les actions à mener. Il est nécessaire d’impliquer la direction dans cette démarche et de bien communiquer en interne.

Le fait de veiller au bien être des salariés en entreprise est toujours apprécié par l’ensemble des collaborateurs, toutefois, il faut que chacun remplisse sa part du contrat en répondant aux objectifs fixés par l’entreprise.
Pour être sûr que la démarche entamée est la bonne, il est préconisé d’étudier le retour d’expérience des collaborateurs et de mesurer régulièrement leur taux d’engagement en entreprise (absentéisme, taux de maladies professionnelles, satisfaction, taux de non qualité, etc).

Après avoir mis en place la démarche de qualité de vie au travail, l’enjeu pour l’entreprise sera de perpétuer l’ensemble des actions mises en place. Nous devons faire de l’ensemble des collaborateurs, les principaux acteurs de leur qualité de vie au travail en les responsabilisant. Ensuite il est nécessaire d’effectuer régulièrement des contrôles sur la réalité des résultats. Enfin, la communication reste un facteur essentiel pour lier la démarche générale, il ne faut surtout pas la négliger.

Alsatis Entreprises au cœur de ce dispositif

Nous avons choisi d’interviewer un ancien d’Alsatis, Franck Taverriti, co-fondateur de la société MAKIBA sur son expérience chez Alsatis. Nous avons décidé de partager avec vous son témoignage.

Comment définiriez-vous le bien-être au travail ?

Ce sont tous les facteurs qui permettent de mettre les collaborateurs dans les meilleures conditions pour exercer leur activité et ainsi assurer l’efficacité globale de l’entreprise. Et plus concrètement ce serait commencer par enlever « les petits cailloux dans la chaussure de chacun » pour lui permettre de se concentrer sur l’essentiel.

Parlez-nous de votre expérience chez Alsatis.

Je suis arrivé chez Alsatis en 2012 pour développer l’activité Télécom. On est passé de deux à 10 collaborateurs en 3 ans et ça a généré pas mal de changements en termes d’organisation au sein de l’équipe.

Je suis arrivé à être dans une position où ni eux ni moi étions satisfaits de la situation et du mode de fonctionnement de l’équipe. C’est là où j’ai décidé de changer d’approche et de changer mon mode de management. Je suis donc passé à un mode plus participatif, plus collaboratif et où je me mettais au service des équipes et non l’inverse.

On a rapidement pu voir les bienfaits au sein de la direction Télécom que ce soit en termes de performances commerciales qu’en terme de bien-être des équipes. Ce qui m’a encouragé à continuer sur cette voie.

En 2016 avec l’évolution de l’organisation d’Alsatis, j’ai décidé de me lancer dans l’aventure entrepreneuriale et créer MAKIBA sur une thématique de conviction : « accompagner les entreprises à améliorer leur Qualité de Vie au Travail (QVT) »

Qu’est-ce qui vous plaisait chez Alsatis ?

Ce qui m’a plu chez Alsatis était surtout l’aspect humain de l’entreprise et la volonté de la direction de garder cet aspect essentiel. Et associé à ça, chez Alsatis, les gens ont droit à l’erreur, et je trouve ça très important. J’ai apprécié aussi la dynamique de cette entreprise en forte croissance.

Il ne faut pas oublier la qualité des projets de cette entreprise et la qualité de ses collaborateurs qui m’ont impressionné (je pense sincèrement qu’il y’a des gens très compétents chez Alsatis et de grande valeur).

Et enfin, j’appréciais le fait d’avoir la possibilité d’échanger avec la direction quel que soit le poste du collaborateur chez Alsatis.

Quelles sont vos préconisations pour d’éventuels changements chez Alsatis ?

Pour aller à l’essentiel, je préconise de :

  • Formaliser la démarche d’écoute déjà entamée en mettant en place un outil qui permet le feedback ;
  • Développer davantage la culture d’entreprise chez Alsatis ;
  • Continuer à inciter et encourager les idées ainsi que les initiatives personnelles.
  • Et travailler avec MAKIBA !


*Selon Geert Hofstede, voir site : https://www.hofstede-insights.com/country-comparison
**Chiffres Opinion-Way 2015